Portrait
8 octobre 2025

Dre Marie-Claude Desjardins, la médecine dentaire, le rêve d’une vie

À l’âge où certains enfants rêvent de devenir chanteur ou chanteuse ou acteur ou actrice, Marie-Claude Desjardins souhaitait devenir dentiste. Depuis ses 8 ans, ce rêve ne la quittera plus. Cet intérêt pour la médecine dentaire s’est maintenu à travers les années par ses préférences académiques et par le désir de travailler en proximité avec des patients. Son brillant parcours scolaire se conclut en 2004 par l’obtention d’un doctorat en médecine dentaire de l’Université de Montréal.

Devenir propriétaire de sa clinique

À la suite de sa diplomation, dotée d’une fibre entrepreneuriale très forte, Dre Desjardins poursuit l’objectif d’acquérir sa propre clinique dentaire. C’est mission accomplie en 2008, lorsqu’elle devient propriétaire de sa clinique à Blainville.

« Pouvoir devenir propriétaire de ma propre clinique constitue un accomplissement et le début de quelque chose de nouveau. C’est pour moi ma plus grande fierté! Ayant peu de notions en administration, je me suis inscrite au MBA six ans après ma graduation afin d’acquérir les compétences nécessaires pour assurer la bonne gestion de mon entreprise. »

Outre le développement de sa clinique, la Dre Desjardins garde un lien fort avec l’éducation et son alma mater. Elle a d’ailleurs occupé une charge d’enseignement clinique en dentisterie opératoire auprès de l’UdeM pendant plusieurs années.

« Quand on guide une personne étudiante, on garde une bonne ligne professionnelle. Ce n’est pas facile de montrer à quelqu’un comment soigner une dent. L’approche humaine et la dextérité sont les deux facteurs les plus importants que je m’appliquais à transmettre. »

Une vie à mille à l’heure

Être propriétaire de sa clinique, tout en multipliant les engagements, représente aussi un enjeu pour allier vie professionnelle et vie personnelle. Pour Marie-Claude Desjardins, jongler entre les différents aspects de sa vie constitue un défi motivant et nécessaire.

« Dans la vie, je déteste le vide. Devenir propriétaire de sa clinique prend forcément beaucoup de temps. Il faut savoir s’organiser entre les loisirs, la vie familiale et la vie professionnelle. Mon agenda ressemble à un véritable arc-en-ciel avec des couleurs partout et peu de temps vacant, mais j’adore ça. »

Nomination comme présidente de l’ACDQ

Depuis 2010, Marie-Claude Desjardins s’implique au sein de l’Association des chirurgiens dentistes du Québec qui représente 4300 dentistes répartis à travers le Québec. En 2018, elle intègre le conseil d’administration de l’association. Puis, en 2024, elle accède au poste de présidente. Un aboutissement.

« L’ACDQ est essentielle pour le Québec. Notre rôle est de représenter les dentistes et de défendre leurs intérêts, tout en gardant en tête que les conditions de pratique ont un impact direct sur la qualité des soins de santé buccodentaire offerts à la population. Comme présidente, je veux mettre en lumière toute la valeur des services et de l’accompagnement offerts par l’ACDQ face aux enjeux importants qui s’imposent à nous. Par exemple, la pénurie de dentistes en région est inacceptable et la gestion du Régime canadien de soins dentaires est un réel défi. J’ai un mandat de trois ans en tant que présidente pour trouver des solutions, avec mon équipe, entre tous les acteurs et actrices de la profession et les gouvernements provincial et fédéral. »

Un leadership féminin

L’accession au poste de présidente de l’ACDQ est une reconnaissance de ses pairs pour madame Desjardins. C’est la troisième femme, et la plus jeune, à obtenir ce titre. Dans un métier traditionnellement masculin, les choses évoluent et font sa fierté.

« Pour une femme, il faut foncer pour prendre des positions de leadership. Les tendances changent dans le bon sens pour toutes et tous. D’ailleurs, pour une première fois, il y a parité hommes-femmes au conseil d’administration de l’ACDQ. »

Parmi les premiers dossiers en tant que présidente, la Dre Desjardins va rencontrer les doyennes et doyens des facultés dentaires du Québec pour discuter des projets futurs et pour bien connaitre les besoins des étudiants dès leur sortie de leur cursus universitaire.

« Les différents projets à venir sont très motivants et essentiels pour l’avenir. Les conseils que je pourrais donner à de jeunes dentistes seraient d’être minutieux et d’apprendre à connaître leurs limites. De plus, il est important de bien s’entourer pour avoir une vie professionnelle épanouie et harmonieuse. Leur association professionnelle est d’ailleurs là pour les accompagner tout au long de leur carrière. »

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