Portrait
8 octobre 2025

Denise Angers : un élan philanthropique hors pair

Sciences, histoire, philosophie, musique, Denise Angers (sciences médiévales 1971) cultive maints champs d’intérêt qui ont teinté sa carrière inspirante et son engagement philanthropique remarquable envers l’Université de Montréal (UdeM). Face à toutes ses passions, une chose a toujours été certaine pour elle : le désir de contribuer à l’essor des jeunes et des connaissances.

L’impressionnant parcours en enseignement de la Montréalaise Denise Angers s’amorce par les sciences au secondaire, puis elle décide de retourner aux études. Sa rencontre avec Jacques Ménard, professeur à l’Institut d’études médiévales de l’UdeM, marque un tournant déterminant dans sa vie, la poussant à embrasser une nouvelle discipline : « J’ai été sidérée et envoûtée par ses cours sur l’histoire de l’Église au Moyen Âge! Avec ses encouragements, je me suis inscrite à la maîtrise en sciences médiévales, puis au doctorat, à Paris, grâce à une bourse. »

En 1991, après avoir enseigné l’histoire au CEGEP de l’Outaouais et à l’Université d’Ottawa, elle retourne vers son alma mater pour poursuivre sa vocation qui bénéficiera à de nombreuses générations d’étudiantes et d’étudiants de l’UdeM pendant plus de 17 ans.

Un engagement exceptionnel dans plusieurs sphères

Son rôle à l’UdeM ne s’arrête pas là. Directrice du Centre d’études médiévales de 1993 à 2000, elle s’engage par la suite comme secrétaire de la Faculté des arts et des sciences, où elle esquisse ses 1ers pas de philanthrope : « À cette époque, pour moi, la philanthropie, c’était par exemple Jean Coutu et d’autres de cette envergure qui remettent des millions; je ne me voyais pas du tout dans ce camp. On m’a fait comprendre que tout don pouvait aider pour appuyer la relève, ce qui me rejoignait énormément. »

Seule ou avec son conjoint Joseph-Claude Poulin, actuellement chercheur associé au Département d’histoire de l’UdeM, elle n’a depuis jamais cessé sa générosité envers l’UdeM, dont l’ampleur va bien au-delà des chiffres. En effet, elle soutient plusieurs entités, et particulièrement la Faculté de musique : « Mon enfance a baigné dans la musique. Mon père jouait du violon et ma mère, du piano. Nous passions des soirées à écouter et à évaluer des œuvres musicales. Le samedi, les concerts du Metropolitan Opera étaient sacrés dans notre famille. Quand mon père est décédé en nous laissant un petit pécule, je me suis dit qu’il fallait absolument que ça serve à la musique! »

Faciliter l’épanouissement de la relève musicale

Ayant elle-même appris le piano très jeune, elle accorde une grande importance à l’épanouissement des musiciennes et musiciens. Alors quand la doyenne de la Faculté de musique lui a parlé du Bureau de développement professionnel, elle a tout de suite répondu : « présente ».

« C’est plus difficile dans le domaine des arts de se forger un avenir, mentionne-t-elle. Une fois le diplôme en main, que se passe-t-il? Se trouver une agente ou un agent qui va nous propulser, faire nos preuves lorsqu’il y a des concours, produire, etc., tout ça coûte beaucoup d’argent. J’ai donc décidé de participer à ce projet tellement pertinent de la faculté de même qu’à son comité consultatif pour la Grande campagne. »

En plus d’un don planifié, de son soutien à l’Atelier d’opéra et à l’Orchestre de l’UdeM, elle a de surcroît veillé au fil des années à développer plusieurs bourses de recrutement et d’excellence, dont une majeure pour les pianistes de la relève. Son plus récent don avec son conjoint vise les bibliothèques : « Avec les arts et les sciences, la musique, les bibliothèques, ça couvre tous nos champs d’intérêt! »

C’est d’ailleurs ce qu’elle conseille à la relève à laquelle elle a enseigné pendant 47 ans : s’ouvrir à l’interdisciplinarité. « On ne sait jamais d’où viendra l’inspiration et ce qui nous aidera. La musique, la peinture, le théâtre, l’écologie, les sciences, l’avenir de l’univers, tout se croise! » Elle profite maintenant pleinement de sa retraite, perfectionnant ses compétences au piano et cultivant de nouvelles passions comme l’ornithologie, tout en poursuivant sa philanthropie exemplaire et constante qui résonne dans plusieurs sphères de l’UdeM.

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