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16 avril 2026

Marie-Noëlle Cano: la communication à 360°

Elle avait fait un changement à 180 degrés quelques semaines avant sa rentrée scolaire. Elle offre aujourd’hui des conseils à 360 degrés en matière de stratégies de communication. Elle est à la tête de sa propre agence, CANO Intelligence Collective. Rencontre avec une diplômée qui garde de précieux souvenirs de son passage à l’UdeM: Marie-Noëlle Cano.

Cet été marquera le cinquième anniversaire de l’agence de Marie-Noëlle Cano: CANO Intelligence Collective. Une date symbolique qui est aussi, pour la fondatrice, l’occasion de faire le point. «Ma plus grande gratification? Quand les gens m’appellent parce qu’ils veulent améliorer leur approche de la communication de façon réfléchie et organisée!» Réfléchie et organisée: deux adjectifs qui vont comme un gant à cette diplômée de l’UdeM et HEC, tombée en amour avec le métier de communicatrice.

Née à Québec, Marie-Noëlle passe sa petite enfance au Saguenay avant de déménager en Ontario. Elle retrouvera sa province natale pour ses études universitaires, à Montréal. À l’époque, la jeune femme vise la sexologie ou la psychanalyse. Le doute s’installe dans son esprit au fil d’échanges fructueux avec un membre de sa famille, un expert en communication qui lui vante les mérites de ce métier. «Je n’avais jamais envisagé cette option. Mon grand-père m’a fait réaliser que mon avenir était là», se rappelle l’entrepreneure. Elle décide donc de changer de voie et entame un certificat en relations publiques à l’Université de Montréal.

«J’ai adoré ma formation. C’était extrêmement tactique, enrichissant et lié à la réalité des organisations ; j’ai pu me faire un réseau grâce à un personnel enseignant très impliqué et des apprentissages réfléchis et structurés pour la réalité d’affaires dans laquelle je serais plongée tout au long de ma carrière. Aujourd’hui, ce sont ces cours que j’utilise le plus souvent.» L’étudiante suit ensuite un parcours de bac. Par cumule avec un certificat en gestion de projet puis un autre en gestion d’entreprise, aux HÉC Montréal. L’UdeM a été pour elle «un point tournant, une formation extrêmement pertinente qui a forgé la suite de ma vie professionnelle». De là sont venues plusieurs opportunités de formation continue: attestation en finances, accréditation en médiation pour ne nommer que ceux-là. Tout au long de sa carrière, cette communicatrice aura eu cet objectif, toujours le même: apprendre dans le but de devenir une leader et référence en communication stratégique auprès des dirigeants.

Une riche carrière

Son premier emploi est au Salon international de l’alimentation (SIAL Canada). Elle y occupe plusieurs postes, de coordinatrice à directrice des communications, puis décide d’aller chercher de l’expérience en dehors de l’événementiel commercial. Son objectif? Acquérir «une expertise 360°», autrement dit la capacité à utiliser tous les canaux pour optimiser la notoriété d’une marque et la crédibilité de ses dirigeants. Elle devient alors conseillère en communication et porte-parole au Groupe St-Hubert, à un moment où l’entreprise décide de centraliser plusieurs services entre ses divisions restauration et commerce de détail. «Avec l’implication des diverses équipes, j’ai amené la notion de plan de communication ainsi que l’aspect relationnel, pour mieux ancrer la stratégie de communication avec la réalité du terrain», se souvient-elle.

Elle reprend ensuite le même rôle chez Énergir, distributeur québécois d’énergie pour acquérir de l’expérience en prévention et gestion de crise et relations médias. De fil en aiguille, elle deviendra cheffe du service Communication et affaires publiques, en mettant l’emphase sur les stratégies de communication, notamment le volet juridique et financier. Elle y restera 6 ans, avant de revenir dans le domaine de l’alimentation, chez Sobeys d’abord, pour s’occuper des communications et développement durable, puis chez Alimentation Couche-Tard, pour développer et piloter la stratégie de communication à travers le monde (25 pays), toujours avec en tête le volet relationnel durable avec les diverses parties prenantes diverses parties prenantes.

Survient la pandémie de COVID-19. Pour Marie-Noëlle, c’est l’occasion de faire une pause et de réfléchir à la suite. Faut-il s’associer à une autre entreprise? À une agence? Son poste à Alimentation Couche-Tard l’amène à beaucoup voyager certes, mais comment continuer à déployer son expertise auprès des dirigeants tout en continuant à développer ses compétences et son réseau? La décision s’impose alors: ouvrir sa propre agence, CANO Intelligence Collective. «Initialement, je ne pensais pas avoir assez de courage pour me lancer en affaires, avoue-t-elle. Mais la pandémie a été un propulseur. Ça a rendu plein d’opportunités possibles, notamment de pouvoir travailler à distance sur des mandats incroyables et avec des gens brillants de partout!»

Forgés durant sa formation de médiatrice accréditée, son sens de l’écoute et sa fine capacité d’analyse et compréhension des besoins des clients lui permettent d’appliquer la meilleure solution de communication au meilleur moment. Elle en fait le premier volet de son agence. Celle qui a travaillé dans l’agroalimentaire, l’énergie ou encore le commerce de détail reçoit aujourd’hui des clients de tous horizons. «Une expertise en communication 360 va au-delà des industries, assure-t-elle. C’est une approche stratégique et intégrée qui s’applique à tous les secteurs. Elle part des objectifs des dirigeants, intègre les dynamiques des parties prenantes (publics cibles de la planification stratégique), puis orchestre les messages et les leviers — relations publiques, communications numériques, positionnement médiatique et organisationnel — pour générer de l’impact.

«Que ce soit pour structurer un positionnement dans un écosystème économique ou pour soutenir le rayonnement et les relations d’influence d’une organisation, chaque intervention vise une cohérence globale et des résultats mesurables. Pour une entreprise, c’est non seulement la meilleure manière de délivrer ses messages, mais aussi de prévenir les crises et de les gérer.»

La prévention et gestion de crises, c’est justement le deuxième volet d’expertise de son agence. «La prévention de crise, pour les clients, c’est comme faire son testament, compare Marie-Noëlle. Les gens en ont souvent peur à cause de ce que ça implique comme processus. Mais il faut dédramatiser et désamortir. Avec nous, le processus est même agréable! Avoir un plan en cas de crise, ce n’est rien de moins qu’essentiel. Le mot que j’aime beaucoup utiliser dans ma pratique, c’est “prévisibilité”!»

La communication: un levier stratégique au cœur des décisions

La force de son profil, Marie-Noëlle Cano la tire de son identification avec ses clients: elle a été dans leurs souliers, aux communications comme autour de la table de la direction. Elle comprend donc les défis des responsables et des gestionnaires avec qui elle travaille et sait ce dont ils ont besoin: une collaboration étroite, une lecture fine de leur réalité et une capacité à structurer une approche claire — avec une direction et un chemin pour y arriver.

Ce n’est qu’en interagissant et en énergisant les discussions, explique-t-elle, qu’on arrive à sortir du cadre et que des solutions inédites finissent par apparaitre. «J’ai travaillé de près avec des équipes d’avocats et de financiers dans les entreprises où je suis passée», relève-t-elle, ce qui lui donne naturellement cette sensibilité.

Pour Marie-Noëlle, la communication est une passion tout comme un levier stratégique essentiel, au même titre qu’une planification financière ou de gestion des talents. Du CFO au responsable RH, des rencontres d’équipe aux visites terrains, en passant par l’éventail des points de contacts avec les parties prenantes qui permettent d’atteindre les objectifs stratégiques de l’entreprise. Tout le monde en entreprise a un rôle de communicateur à jouer. Pour l’entrepreneure, il faut donc faciliter la communication dans le monde des affaires, entre entreprises et avec les clients. «On met la communication en avant lors d’une gestion de crise, et elle a encore plus un rôle stratégique à tous les niveaux, promeut-elle. Peu importe votre domaine d’études: je recommande à tout le monde de suivre un cours en communication et relations publiques… à l’UdeM bien sûr!»

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